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KOWA SV42 10x42   contre   OLIVON PC2 10x42

 

Mondialement réputé pour ses longues-vues de haut vol, le japonais Kowa a complété sa gamme de jumelles par un joli modèle économique : les SV 42.

 

Fabriquées en Chine et débarquant dans un segment ultra-bagarré, les SV42 auront fort à faire pour émerger du lot, même si elles arborent un nom flatteur.

 

Voyons donc comment elles se comparent aux PC2, modèle économique du sino-canadien Olivon qui rend d'excellents services depuis quelque temps déjà et qui peut se considérer comme un bon étalon pour les jumelles économiques.

 

DIMENSIONS

 

Qu'elles sont hautes ! C'est ce qu'on se dit en extrayant les Kowa SV42 10x42 de leur boîte. En comparaison, les Olivon PC2 sont courtaudes, mais côté poids les deux modèles font jeu égal. De ce fait, les Olivon paraissent logiquement plus denses en mains. Quoique ce soit avant tout le poids qui se ressente avec les jumelles autour du cou, nous considérerons que la compacité reste une qualité et nous donnerons donc un

Petit avantage aux Olivon PC2 sur ce point  

 

AGREMENT A L’EMPLOI

 

Olivon a toujours fait dans l'extrême sobriété et la présentation des PC2 ne déroge pas à la règle. Kowa a été plus attentif au "look" avec un bel étui soigné et des jumelles décorées d'une bande rouge, à la couleur de la marque. Quoique hautes, les SV42 sont agréablement minces en mains. Les deux concurrentes sont enrobées d'un caoutchouc noir bien fini et légèrement grenu. Les oeilletons relevables des Kowa présentent deux crans intermédiaires, pour un seul chez Olivon. Pour les deux , la dioptrie se règle via une molette à haute friction située sur l'oculaire droit et munie d erepères. Pas de révolution ! L'équipement est aussi très standard, avec l'étui cordura, la lanière de cou large, le capuchon anti-pluie et les bouchons d'objectif. Ceux des japonaises peuvent se cliper à la lanière de cou après avoir été enlevés. Chez Olivon, c'est le traditionnel anneau d'attache encerclant l'objectif. Aucun des deux système ne met l'utilisateur à l'abri d'une perte...

La mise au point est douce, sans excès et s'effectue en 1,5 tours chez Kowa et en 2 tours chez la concurrente : on reste dans des formules efficaces et agréables.

 

Globalement, bien peu de choses séparent ici ces deux modèles qui sont bien dans la lignée des jumelles actuelles de ce niveau de prix. 

 

Jeu égal sur ce point  

 

Economiques mais bien présentées, bien équipées et optiquement très satisfaisantes : voici encore des jumelles modernes quoi démontrebnt le savoir-faire des bons producteurs chinois.

 

PERFORMANCES OPTIQUES

 

Chez Olivon, on précise que les PC2 bénéficient d'un traitement de correction de phase sur les prismes (Phase Coating) et, bien etendu de prismes BaK4 et d'une enduction multicouche intégrale. Chez Kowa, on dit... la même chose ! Au départ, on ne s'attend donc pas à un écart énorme sur le plan des performances optiques.

En effet, les deux instruments présentent une belle image neutre, brillante, joliment définie et avec des bords très acceptables. En étant attentif, on ressent une définition un peu meilleure chez Kowa. Ou bien est-ce subjectif ? A l'opposé, les Olivon résistent mieux aux halos perturbateurs en lumières latérales et leur mise au point minimale est notablement plus courte. En pratique, les largeurs de champ de vision sont indifférenciables, même si Kowa possède un petit avantage sur le papier. Pas de verres ED ici, mais l'aberration chromatique reste discrète chez l'une comme chez l'autre.

 

Soyons francs, nous ne sommes pas dans le haut de gamme et ces jumelles ne peuvent concourir contre des vedettes 5 ou 10 fois plus chères qu'elles, mais elles font très correctement leur travail et tout qui veut observer autour de lui trouvera en elles d'agréables compagnes. Tout en étant homogènes, les deux concurrentes ont chacune leurs petites forces ou faiblesses et nous conclurons par un

 

  Jeu égal sur ce point

 

RAPPORT PERFORMANCES / PRIX

 

Plus joliment présentées, jouissant d'une garantie plus longue et, bien entendu, d'un nom plus flatteur, les Kowa SV 42 sont un peu plus chères que les Olivon PC2, tout en restant dans une catégorie très abordable.

 

Il est en fait logique que le "grand" japonais ait voulu soigner son modèle quitte à en augmenter un peu le prix. Quant à Olivon, sa démarche est à l'inverse la simplicité, pour un prix serré sans compromettre la qualité.

 

Les Kowa sont plus volumineuses, ont une image peut-être un peu meilleure mais son plus sensibles aux halos. Les Olivon sont très compactes et ont une mise au point ultra-courte. 

 

Chacun pourra choisir selon ses préférences mais recevra de bonnes jumelles pour son argent et je sifferai encore le

 

Jeu égal sur ce point  

RESUME

 

(+)

marque un faible avantage

+

 marque un avantage

++

marque un avantage important

(-)

 marque un faible désavantage

-

marque un désavantage

--

marque un désavantage important

=

marque un niveau équivalent

Rq : un « désavantage » ne signifie d’aucune manière une performance faible, mais seulement que l’autre modèle est supérieur !

 

Critères

KOWA SV42 10x42

OLIVON PC2 10x42

Poids et dimensions

(-)

(+)

Agrément général à l’usage

=

=

Réglage de dioptrie

=

=

Image (neutralité, définition, luminosité)

(+)

mais halos plus présents

(-)

Champ de vision

(+)

(-)

Profondeur de champ

=

=

Distance de mise au point minimale

-

+

Rapport performances / prix

=

=

 

NB : ces résultats proviennent d’essais comparatifs et d’avis personnels. Ils ne s’inspirent pas d’autres études réalisées sur le sujet. Ils sont évidemment subjectifs même s’ils s’appuient sur une longue expérience en matière d’utilisation de matériel optique.