Choisir ses jumelles pour l'ornithologie

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Pas d'ornithologie sans jumelles. Oui, mais pas n'importe lesquelles ! Activité extérieure, dans des conditions climatiques contratstées, dans des milieux diversifiés, impliquant parfois de longues marches, l'ornithologie demande des jumelles confortables et de haut niveau. 

Faisons le point pour bien choisir nos jumelles d'ornithologie.

 

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Jumelles pour l'ornithologie : exigences de base

Activité d'extérieur parfois intensive, l'ornithologie demande des jumelles robustes et performantes. L'ornitho assidu que les aleas climatiques n'arrêtent pas choisira des jumelles à prismes en toit, totalement étanches et veillera à un bon enrobage caoutchouc contre les chocs (l'enrobage n'assure pas l'étanchéité !). Celui qui observe de son salon ou ne sort que par bon temps sera parfaitement satisfait de jumelles à prismes de Porro, moins coûteuses.

 

La pratique de l'ornithologie signifie parfois de longues promenades voire des randonnées plus exigeantes, jumelles au cou. On veillera donc que les jumelles ne soit pas trop lourdes en optant pour des modèles compacts. Les jumelles à prismes en toit sont plus compactes que celles à prismes de Porro. 

 

En matière de luminosité, les exigences resteront modestes, puisque l'ornithologie est avant tout une activité diurne. Ceci permet de choisir des jumelles compactes, de diamètre moyen (30 ou 40 mm). Si il est aussi passionné par l'observation des mammifères, l'ornitho devra alors être plus attentif à la luminosité de ses jumelles, et choisir un instrument du type jumelles de chasse.

 

Le naturaliste s'intéresse souvent aussi aux papillons, libellules, reptiles et autres animaux qui se laissent observer de près. Une mise au point très rapprochée sera donc un avantage pour ses jumelles.

 

 

Cette fameuse luminosité ...

L'utilisateur de jumelles pour l'ornithologie recherche un maximum de luminosité et un minimum de poids pour son confort. Faisons le point sur cette question souvent mal comprise.

 

La luminosité d'une paire de jumelles est liée d'une part à son grossissement (premier chiffre de la formule 8x30, 10x50...) et d'autre part au diamètre de ses deux objectifs (deuxième chiffre de la formule 8x30, 10x50 ...). En résumé, on dira que plus le diamètre est grand et le grossissement faible, plus la luminosité est importante.

 

D'autres facteurs interviennent cependant de manière décisive :

 

la qualité des verres utilisés varie largement entre les verres standards non-traités des modèles de base, et les verres spéciaux traités multicouches sur toutes les surfaces des jumelles de marque

la taille des prismes est sous-dimensionnée dans les jumelles à bas prix, et une grosse partie de la lumière est arrêtée

 

Ainsi, la transmission de la lumière peut être inférieure à 50% pour des jumelles de bas de gamme et supérieure à 95% pour des jumelles de qualité, et de bonnes 8x30 peuvent s'avérer plus lumineuses que de mauvaises 7x50 !!!

 

Le chiffre le plus utile pour caractériser la luminosité d'une (bonne) paire de jumelles est sa pupille de sortie, qui est le quotient du diamètre (en mm) par le facteur de grossissement. Par exemple, la pupille de sortie d'une 8x32 est de 32 : 8 = 4; celle d'une 8x56 est de 56 : 8 = 7. Physiquement, la pupille de sortie est le diamètre du faisceau de lumière transmis à l'oeil par l'instrument. Plus la pupille est élevée, plus les jumelles sont lumineuses.(L'indice crépusculaire est un autre facteur, plus complexe, mais globalement moins judicieux).

 

En conditions diurnes, la pupille humaine se referme jusque 3 mm environ. L'excès de lumière transmis par des jumelles dont la pupille de sortie serait de 5 mm, par exemple, sera arrêté. Dans ces conditions, il est parfaitement inutile de s'encombrer de grosses jumelles de fort diamètre !

 

En lumière crépusculaire ou nocturne, la pupille humaine se dilate jusque 7 mm chez les jeunes, et 5 mm chez les adultes de 50 ans et plus (la pupille perd de son élasticité avec l'âge). C'est la raison pour laquelle on ne trouve pas de modèles de jumelles sérieuses avec des pupilles de plus de 7 mm : ce serait parfaitement inutile, puisque l'excès de lumière est de toute manière arrêté. 

 

L'ornithologue se satisfera de jumelles dont la pupille de sortie est de l'ordre de 4, mais celui qui pratique aussi l'observation des mammifères à l'aube et au crépuscule devra opter pour un modèle plus lumineux, de type jumelles de chasse, avec une pupille de sortie de 5 ou 6 mm.

 

Excellent dosssier avec tout ce qu'il faut savoir sur la pupille de sortie et la luminosité.