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Pour le débutant, jumelles ou longue vue peuvent présenter un côté technique déroutant voire agaçant. Champ de vision, distance de mise au point, prismes de Porro ou prismes en toit... Voilà des éléments qui peuvent intervenir au moment du choix et qui méritent des éclaircissements. Je vous résume ci-dessous de quoi il s'agit et vous renvoie vers des pages web qui traitent du sujet.
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Un dossier fantastique grâce auquel vous saurez tout, tout, tout sur les jumelles : http://www.sisl.ch/technique/pdf/SISL-jumelles.pdf |
Prismes de Porro ou prismes en toit
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Ce sont deux systèmes de référence en ce qui concerne "l'architecture" des jumelles, c'est à dire la manière dont les prismes sont agencés. Disons immédiatement qu'il existe d'excellents instruments dans les deux systèmes.
Les jumelles à prismes de Porro présentent la forme typique "à épaules larges". La mise au point implique un mouvement des pièces externes, ce qui rend l'étanchéité totale ("waterproof") de ces modèles irréalisables. Les "hauts de gamme" sont cependant résistants aux conditions climatiques ("weatherproof") ou étanches pour une partie.
Les jumelles à prismes en toit font appel à un agencement plus récent et leur forme est plus étroite. La mise au point est interne et ne fait pas appel au mouvement d'une pièce externe, ce qui rend possible l'étanchéité totale. C'est donc un avantage... qui se monnaie ! D'autre part, elles sont plus compactes, mais leur champ de vision est un peu moins large. |
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| Jumelles à prismes de Porro | Jumelles à prismes en toit |
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Les fabricants mettent en avant les performances d'étanchéité de leurs jumelles et longues vues. Certains parlent d'une étanchéité à plusieurs mètres de profondeur !
L'étanchéité est un élément TRES important... jusqu'à un certain point. Une paire de jumelles à usage naturaliste ou cynégétique DOIT être étanche, et des jumelles "waterproof" (résistantes à l'immersion) seront théoriquement préférables à des jumelles "weatherproof" (résistantes à la pluie, à l'entrée de la buée).
Qu'elles conservent cette étanchéité à grande profondeur est de l'argument de marketing pur et simple : personne n'emporte ses jumelles en plongée... et même si elles restent étanches après être tombées du bateau... irez-vous les repêcher ? |
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Un autre domaine où il convient de faire la part des choses. Les jumelles sont capables d'effectuer une mise au point de l'image pour un sujet observé depuis l'infini jusqu'à une certaine distance minimale, de l'ordre de quelques mètres. Il est évidemment intéressant que cette distance soit la plus courte possible, si vous voulez observer des insectes, lézards, etc... qui sont de petite taille mais se laissent approcher. Avantage donc aux modèles à mise au point rapprochée. Ceci dit, si ils se laissent observer de vraiment TRES près... aurez-vous encore besoin de vos jumelles ? Concrètement, une distance de mise au point minimale inférieure ou égale à 5 mètres est satisfaisante. En deçà, vous verrez de toute manière une image double par effet de parallaxe. Pour les amateurs d'insectes, de reptiles, une mise au point minimale très courte (2 m ou moins) est un avantage important. |
Champ de vision, objectifs "grand angle"
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C'est la portion d'espace qui est couverte alors que l'on regarde au travers des jumelles ou de la longue-vue. Plus elle est large, mieux c'est. Généralement le champ est plus large avec des prismes de Porro qu'avec des prismes en toit, et le champ est plus large lorsque le grossissement est moindre. |
Traitement des prismes et lentilles, verres spéciaux
Il s'agit de fines couches dont sont enduites certaines ou toutes les parties optiques de l'instrument, dans le but d'en améliorer les performances et/ou la résistance. Les traitements purement cosmétiques de certains instruments de bas de gamme se remarquent par leur couleur vive (jaune, rouge, bleue) et se traduisent par une distorsion des teintes lors de l'observation.
Les traitements des meilleures jumelles et longues-vues sont très efficaces, mais le "nec plus ultra" (traitement "apo", traitement "fluorite" ...) se paye souvent fort cher pour un bénéfice en performances de plus en plus restreint. Les toutes grandes marques ne citent même pas le fait que toutes leurs lentilles et prismes soient enduits multicouches, cela va de soi. En mileu de gamme, on sera attentif : - "multicoated" signifie que certaines lentilles sont enduites de plusieurs traitements - "fully muticoated" signifie que tous les prismes et lentilles sont traités multicouches
Parallèlement aux traitements, la qualité des verres utilisés est cruciale pour le rendemment optique. Toute paire de jumelles sérieuse bénéficie de verres spéciaux à haute transmission, comme les BAK4, par exemple. |
Oeilletons et dégagement oculaire
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La vie des porteurs de lunettes n'est pas simple quand il s'agit d'utiliser des instruments d'optique. Ceux-ci sont en effet conçus pour former une image idéale au niveau de l'oeil de l'utilisateur... sans lunettes. Or, l'oeil du porteur de lunettes est plus écarté de l'instrument que celui du non-porteur, ce qui fait qu'il ne voit pas bien (en termes techniques : il y a un problème de "dégagement oculaire") Les fabricants ont donc prévu des systèmes d'oeilletons repliables, repoussables, revissables... C'est généralement satisfaisant ... sauf si l'instrument s'échange à répétition entre porteurs et non-porteurs de lunettes (croyez-en l'expérience du guide naturaliste mettant sa longue-vue à disposition des personnes qui l'accompagnent !).
Il faut de toute manière veiller que le système permette un "verrouillage" assez résistant dans l'une et l'autre position, pour ne pas devoir répéter constamment le réglage qui vous convient.
Certains oeilletons sont profilés pour mieux "enrober" l'oeil et empêcher l'entrée de lumière parasite. Utile, mais pas indispensable. |
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Protection en caoutchouc, housse, boîtier
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Il s'agit de protéger les instruments et le sujet est donc d'importance.
L'enrobage de caoutchouc offre un avantage car il protègera votre longue-vue ou vos jumelles contre les petits chocs. Si votre télescope n'est pas enrobé, achetez vite une housse rembourrée adaptée à votre modèle (essentiel !). Cela offre une protection efficace et reviendra moins cher qu'une réparation. Si vos jumelles ne sont pas enrobées (cas assez fréquent), il reste possible d'en améliorer la protection avec des bandes de mousse néoprène autocollante ou des anneaux de caoutchouc (découpés par exemple dans de vieilles chambres à air de moto). Attention : ce n'est pas l'enrobage qui assure l'étanchéité des jumelles; ce n'est qu'une protection contre les chocs.
Les boîtiers de transport des jumelles ne sont utiles... que quand on n'en a pas vraiment besoin. OK pour ranger l'instrument ou le véhiculer, mais certainement pas pour le transporter sur le terrain. Le temps de l'extraire de sa boîte et l'animal convoité aura disparu. Un "couvercle" anti-pluie est un accessoire intéressant, pour autant qu'il soit pratique, ce qui n'est guère fréquent. L'idéal est la housse souple à très large ouverture, solidaire de la lanière de cou. On y glisse l'instrument ou on l'en sort en un seconde, ce qui combine besoin de protection et rapidité de réaction. |
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Consultez http://www.ornithomedia.com/pratique/equipemt/equipement_index.htm http://www.the-eye-shop.com/feat/fr/bushnell_glossary.htm http://www.perret-optic.ch/instruments/jumelles/Jum_mode_emplois/inst1_mempl_sommaire_f.htm http://www.birdwatching.com/optics.html (extrêmement pragmatique et intéressant, mais en Anglais) http://www.binoculars.org/ (essais de différents modèles, en Anglais) |