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Infos Digiscopie

DIGISCOPIE

Qu'est-ce que la digiscopie ?

 

La digiscopie est une technique photographique consistant à adapter sur une longue-vue, grâce à un adaptateur, un appareil photo digital compact (ou éventuellement reflex) ou un smartphone afin de profiter des grossisements élevés offerts par la longue-vue, qui joue ainsi le rôle d'un téléobjectif, bien plus puissant en grossissement, moins lourd et bien moins cher que les super-téléobjectfis du marché photo.
La digiscopie a vu le jour en Malaisie dans les dernières années du 20ème siècle, au moment où apparaissaient les appareils photos digitaux. Les astronomes utilisaient déjà la technique avec des appareils argentiques et l'appelaient "photographie en afocale". Vu ses possibilités démultipliées par la puissance de la photo digitale, la digiscopie s'est rapidement exportée et les ornithologues belges et français ont été parmi ceux qui ont le plus participé à son essor.


APN, adaptateur, longue-vue et trépied stable : les élements de base de la digiscopie

Le succès en digiscopie

 

Ne cherchez pas midi à 14 heures, faites comme ceux qui réussissent en digiscopie !


longue-vue 80 mm à verres ED
+ adaptateur pratique
(pivotant)
+ APN compact à petit zoom
(4-5x maximum) ou smartphone
+ bon trépied stable

= SUCCES EN DIGISCOPIE


Goéland marin en digiscopie
© TopOptics

L'équipement de base pour la digiscopie

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La longue-vue de digiscopie

 

Une longue vue de digiscopie combine hautes performances et grand diamètre.
Les forts grossissements produits par les longues-vues s'accompagnent de perturbations telles que les franges de chromatisme qui sont très disgracieuses en photo. Pour faire de la digiscopie, il faut donc opter pour une longue-vue à optique spéciale (HD, ED, APO, Fluorite, selon les terminologies des fabricants) qui réduit fortement ces perturbations. Voyez notre dossier traitant des verres ED.

En effet, une optique qui n'est pas "ED" ou "APO" souffre d'un défaut que l'on appelle l'aberration chromatique et qui se manifeste par des bandes colorées violacées ou verdâtres au long des limites à fort contraste dans l'image. Si ce n'est pas trop grave pour la simple observation, c'est désastreux sur la photo. La qualité de l'image obenue dépend directement des performances optiques de la longue-vue et un modèle économique ne pourra jamais rivaliser avec les vedettes du sommet de gamme.
D'autre part, la faible quantité de lumière transmise à l'appareil est généralement le facteur limitant en digiscopie, aboutisant notamment à des flous de bougé si on doit trop ralentir la vitesse d'obturation pour capter assez de lumière. Il faut donc choisir une longue-vue lumineuse dont le diamètre atteint ou dépasse 80mm de manière à capter assez de lumière. Il faudra aussi veiller à éviter au maximum les vibrations en utilisant un déclencheur souple et en ayant un trépied bien stable. Nous en reparlerons ci-dessous.

L'appareil compact de digiscopie

 

Les "+" de la digiscopie

  • importance des grossissements obtenus (ex : 30x sur la longue-vue et 2 x sur le zoom de l'appareil = 60 x, l'équivalent d'un téléobjectif de 2000 mm en numérique)

  • coût largement inférieur d'une longue-vue par rapport à un gros téléobjectif de bonne marque

  • matériel photo peu encombrant et d'emploi simple (appareil compact, adaptateur)

  • possibilité d'améliorer facilement les images obtenues en digiscopie par traitement d'image (pas de miracle cependant)

  • les photos se prennent à distance, ce qui réduit le dérangement trop souvent associé à la pratique de la photo naturaliste

L'appareil compact utilisé pour la digiscopie doit être équipé d'un zoom de 3 à 5 x maximum, d'un objectif d'une 15aine de mm de diamètre (en pratique, pas plus large que la lentille d'oculaire de la longue vue), d'un grand écran de visualisation, d'une mise au point rapide et performante et d'une carte-mémoire de qualité pour un transfert rapide des données. Il n'est pas nécessaire de choisir un modèle de haut de gamme ("compact expert") mais ceux-ci donnent évidemment des résultats qualitativement supérieurs.
A noter que les appareils "bridges" ou les compacts à zoom puissant (plus de 5 x) ne conviennent PAS pour la digiscopie car ils provoquent du vignetage (pourtour noir plus ou moins prononcé aux bords de l'image) qu'il est impossible de supprimer, quoi qu'on fasse.

Conseils en live sur notre chaîne



 

La digiscopie avec un reflex

 

Plus lourd et plus volumineux, le reflex n'est pas aussi bien adapté à la digiscopie que le compact, mais on trouve des adaptateurs permettant de l'utiliser, soit en montant directement le boîtier sur le corps de longue-vue, soit en adaptant le boîtier devant la longue-vue équipée de son oculaire, soit encore en adaptant l'appareil équipé d'un objectif standard 50mm sur l'oculaire de la longue-vue. L'usage d'un reflex est cependant beaucoup moins pratique que celui d'un compact et les résultats ne sont pas souvent au rendez-vous.

La digiscopie avec un smartphone

Le Smartphone est devenu un accessoire que chacun a en poche et il permet de faire aisément des clichés avec une longue-vue, moyennant un adaptateur adéquat. Leur compacité, l'amélioration progressive de leurs performances photos et la possibilité de publier immédiatement ses images autour du monde font des smartphones l'avenir de la digiscopie. Il faudra être attentif à ne pas faire vibrer le digiscope en effleurant du doigt l'écran tactile pour prendre la photo. Utiliser une tigette ou une allumette aidera à résoudre ce problème.


Le smartphone se dessine comme l'avenir de la digiscopie

Un trépied pour la digiscopie

 

Un trépied très stable est nécessaire.
Du fait de la faible quantité de lumière transmise par la longue-vue, l'appareil sélectionne des vitesses d'obturation relativement lentes, ce qui résulte en un flou de bougé à la moindre vibration. Il est donc très important pour la digiscopie d'utiliser un trépied stable. La rotule devra être de haute qualité pour permettre des mouvements fluides et un cadrage précis et
sans à-coups, essentiel lorsque le champ de vision est de l'ordre de 1° d'angle seulement. Le simple petit trépied pour appareil photo ne convient pas du tout.

Un adaptateur de digiscopie

 

Les "-" de la digiscopie

  • la simplicité de la digiscopie n'est qu'apparente : obtenir de bons clichés demande un très bon matériel et de la persévérance

  • le contraste et la netteté des images restent inférieurs à ceux obtenus avec un bon téléobjectif et demandent un traitement des images.

  • la luminosité réduite des longues-vues aboutit souvent à des vitesses d'obturation lentes et à des clichés "bougés"

  • la profondeur de champ (zone de netteté) est très étroite et la mise au point est parfois délicate

  • il est très difficile voire impossible de photographier des sujets qui se déplacent rapidement (oiseaux en vol ou qui sautent de branche en branche

Le positionnement de l'appareil compact (ou reflex) ou du smartphone sur la longue-vue se fait à l'aide d'un adaptateur. Certains adaptateurs de digiscopie sont spécifiquement dédiés à un type de longue-vue ou d'appareil, mais on trouve de plus en plus de bons systèmes polyvalents. Il existe des adaptateurs de digiscopie pour appareils compacts, d'autres pour appareils reflex, et d'autres encore pour smartphones. Un adaptateur pivotant représente un très gros avantage en matière d'efficacité sur le terrain car on peut passer en un instant de l'observation à la photograhie. En complément de l'adaptateur, un support pour déclencheur souple est hautement souhaitable. En effet, la pression du doigt sur le déclencheur provoque des vibrations qui peuvent résulter en séries d'images complètement floues.


Un bon adaptateur est un élément clef pour le succès en digiscopie

Digiscopie et traitement des images

 

Un ordinateur équipé d'un programme de traitement d'images est nécessaire pour tirer le meilleur parti de ses images.
Le retraitement postérieur des images fait partie intégrante de la digiscopie. Il n'existe pas de belle image de digiscopie qui n'ait subi une édition plus ou moins approfondie. L'énormité des grossissements et le manque de raffinement optique d'une longue-vue vis-à-vis d'un téléobjectif de qualité produit des images de qualité moyenne qu'il est possible d'améliorer sans difficulté avec des programmes tels que Photoshop, Photofiltre, Lightroom, Gimp
et tant d'autres. C'est bien moins compliqué qu'on ne le croit et c'est indispensable pour un résultat de qualité. Il existe des programmes de retraitement perfomants et gratuits sur le net (Photofiltre, Gimp...).

 
 
 
 
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